mercredi 14 mai 2008

Sous le soleil de Pialat


Ouverture du 61ème festival de Cannes, le festival de cinéma par essence : le glamour, les stars, les paillettes et bien sûr le cinéma.

On se souvient tous de Maurice Pialat (peu de glamour mais beaucoup de cinéma), recevant sa palme d'or pour "Sous le soleil de Satan", à moitié insulté, à moitié acclamé et répondant aux journalistes : si vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus.
Je n'ai jamais compris pourquoi ce film avait attisé des réactions si violentes, mais j'ai su tout de suite que la phrase de Pialat reflétait le geste artistique. Cette polémique n'était finalement que le reflet d'un chef d'oeuvre, le sublime entraînant forcement des réactions paroxytiques.
Pialat faisait des films pour qu'ils soient vus, mais il n'en attendait pas de la reconnaissance ou des éloges,il faisait son cinéma en toute sincérité.

Aujourd'hui le cinéma se porte bien mais il lui manque cette touche d'authenticité, les films sont bons, les acteurs beaux, les scénarios émouvants. Et pourtant...

Finalement son plus gros problème est d'avoir trop besoin d'être aimé.

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